Âge de consentement selon la loi canadienne

L’âge de consentement est l’âge auquel une personne peut légalement donner son consentement à des activités sexuelles. Si l’âge légal n’est pas respecté, tout contact sexuel devient une agression sexuelle. Cette règle a été mise en place pour protéger les jeunes contre l’abus de pouvoir pouvant provenir de personnes plus âgées, tout en respectant leurs droits d’avoir des relations sexuelles avec d’autres jeunes du même groupe d’âge.

  • Si tu as moins de 12 ans, tu ne peux pas consentir à avoir des relations sexuelles.
  • Si tu as 12 ou 13 ans, tu peux avoir des relations sexuelles avec une personne qui a 2 ans de plus que toi. Par exemple, si tu as 12 ans, ton ou ta partenaire peut avoir 13 ou 14 ans maximum; si tu as 13 ans, ton ou ta partenaire peut avoir 14 ou 15 ans maximum.
  • Si tu as 14 ou 15 ans, tu peux avoir des relations sexuelles avec une personne qui a 5 ans de plus que toi. Par exemple, si tu as 14 ans, ton ou ta partenaire peut avoir 19 ans maximum; si tu as 15 ans, ton ou ta partenaire peut avoir 20 ans maximum.

Si tu as moins de 18 ans, tu ne peux pas consentir à une relation sexuelle avec une personne en situation de confiance ou d’autorité, comme une personne travaillant dans ton école ou dans des camps.

À quoi peut ressembler une agression?

Elle peut prendre diverses formes, dont :

  • Partager des photos de nature sexuelle d’une autre personne sans son consentement ou la publier en ligne, même si la photo disparaît après quelques secondes comme sur Snapchat.
  • Mettre de la pression sur une personne, insister pour avoir une relation sexuelle, faire du chantage (comme en menaçant de mettre fin à la relation pour forcer une personne à avoir une activité sexuelle), etc.
  • Obliger une autre personne à envoyer des photos nues.
  • Harceler ou insulter une personne à cause de ses activités sexuelles, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.

La violence peut être commise par des étrangers ou des personnes en situation d’autorité (enseignants, entraîneurs, etc.), mais elle est plus souvent commise par des membres de l’entourage, c’est-à-dire une personne connue.

 

Ce que tu peux faire

Tu peux avoir une sexualité saine

Réfléchis à tes limites, tes besoins, tes peurs et tes envies. Discute avec ton ou ta partenaire de vos préférences et de vos souhaits, de vos limites et de vos besoins. Parle à ton ou ta médecin au sujet de tes options en termes de prévention de grossesse non désirée et d’infections transmises sexuellement.

Tu peux en parler

Tu n’es pas seule. Que ce soit une personne en qui tu as confiance ou une ligne d’aide, des gens sont là pour t’écouter, quand tu te sentiras prête.

Si tu en parles à une personne de ton entourage, elle pourrait t’aider à te sentir moins seule. Par contre, malheureusement, certaines personnes réagissent mal à des dévoilements. Si ça t’arrive, rappelle-toi que ce n’est pas de ta faute. Tu n’es pas responsable de l’agression. Rien ne justifie agresser une autre personne.

Tu peux prendre soin de toi

Subir une agression est un moment difficile. Prends soin de toi, et fais des choses qui te font du bien. Passe du temps avec tes amis et amies ou ta famille, prends soin de ta santé mentale et physique, joins un club de lecture ou de sport, fais de la méditation, établis une routine, prends un moment pour toi chaque jour, etc.

Tu peux porter plainte

Tu n’es pas obligée de porter plainte, mais c’est ton droit. Sache que le processus judiciaire peut être difficile. Si tu veux porter plainte à la police ou au civil, consulte ces outils pour te renseigner avant de commencer ta démarche. C’est ta décision de porter plainte ou non. 

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